jeudi 5 juin 2008

Saint-Petersbourg - 4 500 km

. . . J'arrive sans encombres a Saint-Petersbourg, parsemee de palais et facades baroques ou neo-classiques (selon la mode lors de la construction). Notable exception, la Cathedrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-verse (en memoire du tsar assassine Alexandre II, d'ou le nom), dans un style plus russe. C'est pas vraiment un exemple d'epure, les murs sont couverts de decorations, le batiment lui-meme est assez trapu, mais elle est tout de meme etonnante. Ceci dit, l'interieur fait passer l'exterieur pour un modele de sobriete: mis a part le sol et deux ou trois metres de marbre gris au bas des murs, la totalite des surfaces est couverte de mosaiques, rien n'est laisse a nu, la couleur est partout.
. . . Le palais de l'Ermitage, perle de la ville, est d'un faste impressionnant. Il etait voulu comme un des plus beaux musees du monde, a un moment ou les Russes essayent de faire comprendre au reste de l'Europe qu'ils ne sont pas des barbares, ces sauvages barbus de l'Est qui tuent des ours a mains nues et devorent des nourissons polonais, mais qu'ils savent aussi lire, ecrire et apprecier la peinture. Parce que hein, le barbare en fait c'est le sauvage moustachu de l'Est qui tue des loups a mains nues et devore des nourissons russes.Dans l'Ermitage donc, ils y sont pas alles avec le dos de la cuilliere, ce n'est qu'ors, moulures, tentures, lustres et tableaux de maitres, ca brille partout. Il est illusoire de tout croire voir et apprecier a sa juste mesure en une seule visite, d'autant qu'il y a une bonne heure et demie de queue pour entrer.Autre curiosite locale, le metro, qui passe sous la Neva et est donc tres profond (dans les 80 metres): il faut 2 min 25 (montre en main) pour descendre en escalator de la station au quai.

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