Je tente de rallier directement Termez depuis Tachkent, resque mille kilometres, sachant qu'il faut contourner un bout de Kazakhstan. Eh oui, les frontieres de l'URSS coupent les routes et les cehmins de fer n'importe comment, c'est pas tres genant pour les locaux qui n'ont pas besoin de visas, mais pour les touristes ca signifie des detours frequents, sur des routes pas excellentes. Je pars donc a 6h du matin, mais manque de bol j'arrive a la frontiere a 18h15 alors qu'elle ferme a 18h. Je tente un peu le forcing mais les douaniers sont deja en train de monter dans leur bus pour rentrer chez eux, c'est peine perdue.
A l'ouverture le lendemain (8h) je suis la, mais les douaniers ont moins pnctuels qu'a la fermeture et arrivent au compte goutte. Ce n'est que vers 10h qu'ils sont tous efficaces. Alors que je remplis un papier, de l'autre cote du fleuve qui marque la frontiere (l'Amou-Darya), une explosion retentit. Tout le monde regarde, un panache de fumee s'eleve sur la rive d'en face. Une mine qui vient de sauter, m'explique-t-on. Morbide 14 juillet...
Les douaniers afghans mettent moins de temps a faire leur boulot mais m'expliquent qu'il me manque un papier m'autorisant a conduire mon vehicule en Afghanistan, papier sans lequel ils refusent de prendre la responsabilite de me laisser passer. Ce papier, ils me le montrent, c'est l'ambassade afghane a Tachkent qui le delivre; or ladite ambassade m'a delivre mon visa en sachant que j'y allais a moto et ne m'ont rien donne du tout. Le mec au courant devait etre en vacances. Un douanier afghan repere mon visa ouzbek multi-entrees et me dit que je peux donc retourner a Tachkent recuperer le papier. Ben voyons. J'opte pour l'autre solution, laisser la moto au poste et essayer d'avoir le papier a Kaboul.
Un couple d'australiens qui passait par-la m'offre genereusement de monter dans leur voiture et de m'amener a Mazar-e Charif, ou je prends un taxi pour Kaboul. J'arrive juste a temps pour assister a la fin de la petite fete du 14 juillet dans le jardin de l'ambassade.
A Kaboul, je reste deux semaines a me reposer, loge dans la guest house des anciens collegues de Ronan, qui avait travaille la pendant un an en 2007. Il ya une douche, je peux faire laver mes vetements, les repas sont prepares tous les jours... ca faisant longtemps que j'avais pas eu autant de confort.
Je passe quelques jours au debut a faire le tour des ministeres et de l'ambassade de France, mais l'enlevement de deux francais vers le 18 juillet n'ont pas arrange mes affaires. J'abandonne la partie, je ressortirai donc par la ou je suis venu avant l'expiration de mon visa ouzbek (1er aout), pour aller au Tadjikistan.
lundi 14 juillet 2008
Kaboul
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