. . . A Moscou, apres quelques coups de telephone, il devient clair que je ne trouverai pas de cable d'embrayage de remplacement. Il me reste donc a attendre une dizaine de jours que mon voisin en France, qui travaille en partie a Moscou et en partie a Paris, me rapporte un beau cable tout neuf achete a Paris. Je commence donc a presque confortablement m'installer dans l'appartement que John l'Ecossais partage avec ses colocataires, Paul l'Americain et Sergio le Bresilien, et visite un peu Moscou. Les gens y sont plutot presses et revent d'argent et de grosses voitures, mais dans la banlieue un peu perdue ou je loge, je fais quelques rencontres etonnantes. Paul, d'origine russe, est quasiment bilingue et nous permet de tenir des discussions un peu longues et eviter qu'on soit vus commes des etrangers de base.
. . . Dans un bar pres de chez nous, une nuit on rencontre deux types se presentant comme du FSB (et selon toute probabilite l'etant effectivement), qui apres quelques verres de vodka nous emmenent faire du 'karting'. Sauf qu'on se rend compte plus tard que pour eux, ca veut dire monter dans une grosse BM et prendre la banlieue Moscovite comme circuit. En Russie, c'est zero alcool autorise au volant, mais les cartes du FSB de nos nouveaux amis suffiraient a les sortir d'affaire en quelques secondes, donc ca les derange pas trop.
. . . Un autre soir, dans le meme bar (en general vide), ce sont des mecs du Daghestan (Caucase russe), tous lutteurs, qui deviennent les meilleurs amis de Paul quand celui-ci, decidement plein de ressource, leur confie que lui aussi faisait de la lutte. Ils nous offrent de la biere a foison, promettent de tuer pour nous s'il le faut, et un kirghize me promet de l'aide si j'ai un probleme plus tard au Kirghizistan, je dois avoir son numero quelque part...
. . . Une fois que j'ai recupere le cable neuf, je le mets en place puis passe chez un garagiste qui me change les plaquettes de frein, et m'achete des pneus a gros crampons pour les chemins pas trop bitumes que je pourrai trouver dans les -stans. Je commencais a tourner un peu en rond a Moscou, a me sentir coince en Europe et pas trop depayse. Je decide donc de zapper Kazan (que j'avais prevu au debut) et de filer par la route la plus directe possible au Kazakhstan.
mardi 10 juin 2008
Moscou - 5 400 km
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